Femme forêt – ma lecture de la semaine du 17 janvier 2022

Je me suis lancé comme défi en 2022 de lire un bouquin par semaine. Pour m’encourager à ne pas lâcher mon défi, j’ai décidé que j’allais prendre le temps de vous parler de mes lectures. Comme nous avons beaucoup de talent au Québec, je consacrerai mes chroniques exclusivement aux livres d’ici. Si vous avez envie de partager vos commentaires ou vous idées sur la lecture de cette semaine, joignez-vous au groupe Facebook :

Cette semaine, je vous invite dans l’univers d’Anaïs Barbeau-Lavalette, Femme forêt :

Crédit photo : gracieuseté

Lorsque j’ai choisi ce livre à la Librairie de Verdun, je n’avais aucune idée du sujet. J’en ai eu envie en lisant le nom de l’auteure. Son dernier roman m’a beaucoup touché et donc c’était naturel pour moi de vouloir dévorer celui-là également. Anaïs Barbeau-Lavalette est non seulement une écrivaine talentueuse, elle est une artiste multidisciplinaire.

Dans ce livre où s’amalgament l’héritage et les découvertes, on est transporté dans la forêt, cet univers fertile foisonnant. Avec son écriture vivante et sa maîtrise unique des mots, l’auteure réussit à nous transporter dans cette forêt aussi sauvage que réconfortante. En fait, elle réussit à nous transporter dans son monde, tellement que je dirais que l’expérience de lecture est une expérience d’ambiance.

On devine qu’elle est l’héroïne de son histoire, qui en pleine pandémie meuble la Maison bleue dans la forêt, en compagnie de sa petite famille et celle d’une autre. On partage des moments de cette vie retirée, sentant le parfum des fleurs brillamment décrites par Barbeau-Lavalette, l’odeur des pins et des érables, de la boue et des autres vivants qui côtoient son quotidien.

On sent à quel point les racines, l’héritage et la volonté d’appartenir à quelque chose est important pour l’auteure. Et c’est ce qu’elle nous fait vivre. Nous tissons des liens avec les personnages tout au long du récit, qui ne se veut pas moralisateur, mais nous donne plutôt envie de revisiter nos priorités.

Cette lecture m’a beaucoup plu, surtout alors que nous sommes toujours dans l’incertain vide de cette pandémie. Je voudrais explorer cette Maison bleue centenaire, la rivière qui rigole sans fin et les sentiers qui ne mènent nulle part, et partout à la fois. Me faire avaler par cet endroit. Ce voyage est salutaire, et arrive à point dans notre société.

Je rentre d’une journée urbaine tendue et morcelée. Ça faisait longtemps. Mes jours étaient modelés en rondeur et celle-ci, toute quadrillée, me parle de ma vie d’avant.

La femme forêt – Anaïs Barbeau-Lavalette

La Femme forêt : trouvez-la ici.

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