Quoi voir au Festival du Nouveau Cinéma?

Quoi voir au Festival du Nouveau Cinéma?

Je suis fan de cinéma et depuis quelques années, je m’intéresse plus au cinéma moins Hollywoodien. Des films étrangers au film de répertoire, au projets et courts-métrages, je trouve qu’il y a tellement de bijoux. Le Festival du Nouveau Cinéma m’a donc interpellé cette année, surtout que je peux regarder des tonnes de films dans mon propre salon.

Je me permet de vous conter une anecdote… En voulant visionner le plus de films possibles, j’ai mis un film par hasard alors que mon amoureux et moi étions en train de déjeuner. Un court-métrage de moins de 10 minutes, c’était parfait. Bon, finalement, c’était assez… disons sur la ligne entre la porno et l’art. Mon amoureux me taquinait, en me disant qu’il fallait bien que je choisisse le seul film avec plein de gros plans de pénis pour lui faire découvrir le festival! (Pour celles qui voudraient tenter l’expérience, c’est Délivrez-nous du mal de Marc Paradis, un film de 1987).

Mais bon, pour être sérieuse, voici quelques suggestions pour s’y retrouver, et mes coups de coeurs du Festival du Nouveau Cinéma. Je souligne que les films étrangers sont sous-titrés.

Photos : gracieuseté FNC

Moon, 66 questions

2021 – Long métrage – 108 minutes – Grèce / France

Artemis revient à Athènes pour s’occuper de son père Paris, retrouvé déshydraté dans sa voiture sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé. Devant un homme mutique et en perte d’autonomie, la jeune femme sera forcée de renouer avec une figure parentale dont elle s’était mystérieusement éloignée au cours des années. À travers une approche mariant images VHS, confidences intimes de l’héroïne et humour solaire, ce récit initiatique aux accents astrologiques évoque, dans un langage audacieux, la maladie autant que la relation d’aide, et retrace l’émouvante réunion filiale de deux êtres momentanément désunis. Grandement célébrée pour ses courts métrages, Jacqueline Lentzou propose un premier long-métrage singulier où brille son actrice fétiche Sofia Kokkali, un visage fascinant.

All I am is now

2021 – 6 minutes – Canada – Courts métrage Compétition RPCÉ 2 

Interprétation personnelle des diverses phases récurrentes du trouble bipolaire à travers une création animée audacieuse.

Let’s do this again sometime

2021 – Court métrage – 13 minutes – Afrique du Sud / Espagne – Compétition internationale 2.  Un homme recherche ardemment une connexion, mais sa rencontre inconfortable avec une ancienne flamme le dévie de son parcours de manière inattendue.

Abuela

2020 – Court métrage – 11 minutes – Canada – Compétition nationale 2. Kathy, 8 ans, passe la journée chez sa grand-mère. Elles ne parlent pas la même langue, ce qui complique les choses. Malgré ces problèmes de communication, Abuela et Kathy connectent en silence alors qu’elles font des empanadas.

Cousins

2021 – Court métrage – 24 minutes – Israël. Pendant la Shiv’ah de son grand-père, Maayan, 14 ans, dort chez son cousin. Épuisés de réfléchir à la mort, les cousins explorent l’intimité qui existe entre eux.

El niño del plomo

2021 – Long métrage – 80 minutes – Chili. Réveillé d’un rêve énigmatique, Mateo traîne Scarlett, sa gardienne, depuis la station de ski andin, où il passe les vacances avec ses parents, à la recherche d’un lieu inconnu. À mesure que l’appel de la montagne s’intensifie, sa quête devient celle de Scarlett. Le film illustre, avec une poésie cristalline, un rituel incas fondamental en liant le passé au présent. Des paysages grandioses des Andes chiliennes en haute altitude tournant le dos à la ville de Santiago, soulignés par une trame sonore remarquable et inattendue, créent cette œuvre singulière où les traditions anciennes des peuples autochtones ressurgissent dans la société chilienne d’aujourd’hui.

How to die young in Manilla

2020 – Court métrage – 12 minutes – Philippines. Un adolescent suit une bande de jeunes hommes dans les rues, pensant que l’un d’eux pourrait être son rendez-vous anonyme pour la nuit. Un par un, ils deviennent inexplicablement des cadavres.

In the mirror

2020 – Long métrage – 84 minutes – Lettonie / Lituanie. Comment réactualiser un classique d’entre les classiques tels que l’histoire de Blanche-Neige ? Avec cette œuvre aussi jouissive que radicale, la Lettone Laila Pakalnina rompt avec une riche tradition littéraire en dénonçant le narcissisme contemporain et le culte du corps à l’ère des réseaux sociaux. Le célèbre conte des frères Grimm est ici catapulté dans un centre d’entraînement de Riga où la pure héroïne se mesure à sa méchante belle-mère dans une impossible compétition de burpees ! À travers une mise en scène vibrante et énergique, composée d’égoportraits et de cadres pointilleux où se déploient d’incroyables chorégraphies ludiquo-sportives, le long métrage offre une étonnante exploration de notre obsession de l’image assortie d’un humour féroce. Une proposition résolument unique en son genre. 

L’éveil du singe

2021 – 14 minutes – Canada – Courts métrages Compétition RPCÉ 1. À l’aube d’une découverte scientifique importante, une tragédie bouleverse la famille Belair. Alexandre, le cadet, se remet de ses blessures physiques et psychologiques, mais rien n’est comme avant.

Le bourreau chez lui

2021 – Court métrage – 14 minutes – Danemark / France / Canada. « À quoi pense le bourreau quand il rentre chez lui après sa journée de travail ? ». Inspiré du poème de Carl Sandburg, The Hangman at Home (1922), ce film explore les thèmes de la reconnaissance et de la participation.

Miguel’s War

2021 – Long métrage – 129 minutes – Liban / Allemagne / Espagne. Trente-sept ans après avoir fui son Liban natal, Miguel/Michel se confronte aux lambeaux de son passé devant la caméra de son amie Éliane Raheb. D’une enfance auprès de parents religieux et autoritaires jusqu’à son exil à Madrid où il vit sans tabou son homosexualité en passant par les atroces traumatismes de la guerre, cet homme qui a complètement réinventé sa vie se replonge en plein cœur de ses souvenirs torturés. Mais comment distinguer la mémoire des chimères ? À partir d’une forme multiple intégrant entretiens, images d’archives, animations psychédéliques et reconstitutions, Miguel’s War ose remettre en question les frontières du documentaire et met en place un éprouvant et émouvant périple dans la psyché d’un être avant d’amorcer sa libération. 

Pour plus de renseignements sur le Festival du Nouveau Cinéma : https://nouveaucinema.ca/fr

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